Nous voilà bien seuls, les Chouchous sont rentrés à Bordeaux en cure de desintox' de burger et nous revoilà sacs sur le dos. Où aller ? Que manger ? Pas de panique, on va prendre la première voiture qui se présente à nous et on va foncer vers les beautés naturelles que sont le parc national Yosemite et la Sierra Nevada, et si il nous reste quelques dollars en poche, on ira les jouer à Vegas, à quitte ou double et un verre de whisky à la main. Une courte étape d'une petite semaine pour cette Part2. Trop court pour vous ? Ne faites pas les difficiles et révisez vos fondamentaux du Poker (pas la Belote hein ? Le Poker !).
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17-20 mars : les joies de la nature
Avant d'aller faire fortune à Las Vegas, allons prendre un grand bol d'air au milieu des formidables paysages de la région. Direction le parc national de Yosemite tout d'abord et ses légendaires formations granitiques comme le Half Dome et El Captain, une paroi de 900 mètres qui en fait la plus haute falaise du monde et récemment vaincue par deux grimpeurs qui se sont complètement niqués les doigts.
On y trouve également les Yosemite Falls et leurs quelques 740 mètres de hauteur. C'est pas rien n'est-ce pas ?
Pour aller admirer tout ça de haut, on se lève dès potron-minet (oui j'utilise encore cette expression) pour attaquer le sentier de "Glacier Point" qui grimpe pas mal avec 975 mètres de dénivelé. À la fin du blog, il y aura d'ailleurs une interro sur les différentes précisons métriques données jusqu'ici (je remonterai jusqu'au post du Japon où nous avions vaincus un incroyable dénivelé sur l'île de Rishiri, le premier qui me donne sa valeur gagne un bisou).
La balade est magnifique et la vue du sommet est...magnifique aussi. Pour fêter ça, on se mange une bonne pomme. À la descente, et pratiquement arrivés au parking, on répond objectivement à un chinois transpirant qui nous demande si c'est encore loin.
Le lendemain, on va contourner par le nord les montagnes de la Sierra Nevada pour mieux redescendre la vallée du même nom jusqu'à Las Vegas et passer ainsi par...la Death Valley...
Mais avant d'y arriver, la route est superbe et donne les premiers aperçus de l'Amerique plus profonde, pas celle où les hipsters tatoués vous préparent des bières artisanales accompagnés d'un muffin organique et sans gluten. Les gars ici conduisent des gros pickups bruyants et ont un bon chapeau de cowboy sur la tête. Ils ne sont pas trop portés sur le gluten free et ne doivent pas beaucoup travailler leur e-réputation sur les réseaux sociaux. On traverse des régions montagneuses où le froid et la neige sont encore bien présents.
On dort dans des motels glauques mais pratiques, de la fenêtre de la salle de bain de celui de Gardnerville, on voit le menu du Drive In du Mc Do ce qui permet de réfléchir à l'avance à ce qu'on va manger.
Petite halte à Bodie, une ancienne ville minière désertée à la fin des années 60 et littéralement paumée au milieu des immenses plaines de la Sierra Nevada.
Plus loin, on longe les rives du Mono Lake qui trône dans une vaste vallée, un décor digne des paysages tibétains. C'est une mer morte, le sel est tout autour donnant également des visions chiliennes du désert d'Atacama.
On s'arrête également dans une station de ski (!), à Mammoth Mountain où quelques chanceux profitent de conditions parfaites avec quasiment personne. On est bien jaloux mais on n'a peut être pas dit notre dernier mot.
On dort à Lone Pine, petit bled qui présente deux atouts majeurs : les Alabama Hills tout d'abord, des collines magnifiques, surtout au soleil couchant, et décor parfait de tout bon western. Des tas y ont été tournés et plus récemment Django Unchained et Iron Man (ok c'est pas un western mais je pensais que ça vous parlerait). Ce sont des collines surréalistes, des petits dômes entassés les uns sur les autres de couleur sable et tirant sur le rouge.
L'autre star du coin, c'est le mont Whitney, la plus haute montagne des États-Unis (hors Alaska) avec 4421 mètres. La route pour s'en approcher est malheureusement fermée, on observe ce géant de granite de loin avant de redescendre dans les plaines pour attaquer la...Death Valley...
Alors la Death Valley c'est quoi ? Cela comporte des risques ? Y-a-t-il une preparation physique particulière à prévoir ? Combien de litres d'eau par personne faut-il prévoir avant de s'y aventurer et peut-on y trouver des restaurants à burger ? Je vois que vous prenez tout cela à la rigolade mais sachez jeunes gens que c'est ici qu'a été enregistrée la température la plus élevée de tous les temps : 56.7° C. Maintenant que vous êtes calmés, sachez aussi qu'une partie de cette vallée se trouve à plus de 88 mètres sous le niveau de la mer. Pour le reste, l'endroit se parcours en voiture avec quelques balades où, il est vrai, il fait extrêmement chaud.
Les ricains ont aussi le don de trouver des petits noms vendeurs et très parlants pour qualifier certains coins, comme le Devil's Golf Course, le nom donné à ces concrétions de sel qui recouvrent le sol sur de vastes étendues. Imaginez mettre une grosse châtaigne avec votre driver et aller chercher votre balle dans ce bazar…une punition digne de l'enfer effectivement (quoique j'ai des souvenirs de grosses galères pour retrouver les quelque rares balles que j'ai perdues).
Également au programme : l'Artist Drive qu'il faut passer au milieu de collines colorées, pas un délire multicolore non plus hein, mais des tons pastels assez étonnants.
Nous finissons la journée au point de vue de Dante qui domine cette vallée pas si mortelle que ça de nos jours quand on a la clim' dans la voiture. Ce sont des chercheurs d'or qui l'ont nommé ainsi en 1849 après s'y être retrouvés piégés en voulant rejoindre la Californie. Pas par la chaleur mais par le froid, les obligeants à brûler leurs chariots et à manger leur bœufs. Ils s'en sont finalement sortis et en quittant l'endroit peu amical auraient déclaré "Goodbye Death Valley !"
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21 et 22 mars : Sin City la décadente
Allez, il est temps de rejoindre Vegas, on avale un petit dej' dans un Diner américain de la ville de Beatty et on prend la route le long de laquelle commencent à apparaître des établissements indiquant qu'on est bien dans la direction de la ville du péché.
Avant de plonger dans la gueule du monstre, on se rend au Red Rock Canyon National Conservation Area. Sur une petite route touristique, les voitures se suivent dans un magnifique paysage de vallée escarpée avec ses reliefs rouges et ocres, dans une nature aride.
On suit, avec pas mal de monde, un chemin qui mène sur des grands rochers qui dominent la ville. On peut apercevoir quelques uns des grands bâtiments légendaires du Strip, dont l'hôtel Luxor en forme de pyramide égyptienne où on ira dormir à notre retour de notre petit voyage dans la région. On voit également la grande tour très 70's de l'hôtel où on dormira ce soir : le Stratosphère. Entre ces deux bâtiments qui délimitent la légendaire avenue de la ville, le Strip, une concentration d'autres établissements plus dingues les uns que les autres qu'on découvrira dans la soirée.
Notre GPS nous guide ensuite jusqu'à l'immense parking du Stratosphère où le check-in pour la chambre ressemble à un enregistrement d'un vol international avec des dizaines de guichets et une queue pas possible. On traverse le Casino bruyant où chacun est à son affaire, excité devant une table où on lance rageusement des dés si possible accompagné par une superbe fille habillée court, affalé sur son siège avec clope ou cigare devant une machine à sous en l'alimentant inlassablement de petits jetons, casquette vissée sur la tête évitant toute "poker face" assis à une table où un meneur abat les cartes devant les joueurs impassibles. Ça sonne dans tous les sens, ça crie, ça se balade avec une bière ou un whisky à la main. Ici on se lâche, on est là pour ça, du matin au soir.
On commence par se rendre dans le Las Vegas historique, à Dowtown et dans la rue Fremont plus précisémment pour une bonne dose de folie. Bon, là on ne sait plus trop où regarder entre les gonzes qui passent en dessus de votre tête en tyrolienne, les types qui se baladent en string, les comptoirs de bar dans la rue où des créatures de la nuit sont langoureusement assises en face de gars déjà bourrés qui n'y prêtent pas attention, des filles à l'opposé absolu des canons de beauté actuels qui posent quasiment nues avec vous contre quelques dollars, d'autres qui mangent des burgers en tenue de patients d'hôpital, servis par des infirmières...Sur un scène, on a fait monter des femmes au derrière imposant pour qu'elles viennent le bouger devant les spectateurs surexcités. Et partout des néons, de la musique et des machines à sous.
On descend ensuite le fameux Strip en voiture et à faible allure, littéralement éblouis par les lumières et le délire des bâtiments tous plus fous les uns que les autres. Là encore ce sont des visions hallucinantes de démesure, des hôtels gigantesques, des panneaux lumineux qui embrasent les rues, des spectacles de fontaines illuminées, des bassins d'où jaillissent des flammes qui viennent vous chauffer le visage alors que vous êtes en voiture de l'autre côté de la rue. Ça n'arrête pas, dans tous les sens. On passe devant les établissements de légende : le Caesars Palace avec son architecture romaine en carton-pâte, le Bellagio et ses spectacles de fontaines, le New York - New York et ses reproductions de buildings, avec le Brooklyn Bridge, la statue de la Liberté et une montagne russe, le légendaire Flamingo et ses hectares de jardins peuplés de flamands roses, le Venetian et ses canaux à gondoles motorisées, le Paris - Las Vegas et sa Tour Eiffel, son palais Garnier, son Arc de Triomphe, le MGM grand qui fut longtemps le plus grand hôtel du monde…sur les trottoirs et partout, les gens passablement alcoolisés déambulent en se demandant où il vont aller claquer leur blé…Las Vegas vaut-il le coup ? Cent fois oui, il faut venir voir ce monde complètement déjanté, ces édifices en toc qui resplendissent la nuit dans un vacarme du tonnerre…
Mais Sigrid et moi on est plutôt du style sage, on pose devant une machine à sous sans l'alimenter, préférant claquer notre blé dans des énormes burgers.
Le lendemain, on change d'hôtel pour se rendre dans un petit établissement de plus de 5000 chambres : le MGM Grand. La chambre est luxueuse à souhait, ça va ça nous convient et en semaine ça ne vous coûtera pas plus cher qu'une chambre au Campanile.
En journée, Las Vegas perd de sa superbe : sans maquillage et sous la rude lumière naturelle, elle est bien une ville en toc qui a atterri au milieu du desert. La parcourir à pieds est interminable mais on essaie de se rendre à l'intérieur des plus fameux établissements qui ne désemplissent jamais. C'est aussi l'occasion d'une séance shopping pour remplacer nos vénérables New Balance, LES chaussures du voyage, qui sont à bout. Elle termineront leur trip dans la poubelle du MGM grand. Respect les NB !
Mais avant de quitter la ville, je découvre un tour de magie plutôt facile à réaliser. Il vous faut un bon billet en dollars si possible, une table de jeu avec une roulette et miser sur un chiffre. Le billet disparaît aussitôt, C'est magique ! C'est ça Vegas !
Après cette étape, il est temps de retrouver un peu de calme et de sérénité voire de simplicité. Si ça vous intéresse, embarquez dans notre van, on part vers l'Arizona et l'Utah pour un bon road trip comme on les aime. À suivre dans la Part3 !























































Dénivelé du Rishiri = 1 721 m
RépondreSupprimerSuite à "ma" réponse précédente (et c'est la bonne) à moi le bisou .... Mais de Sigrid !!!
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