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vendredi 27 mars 2015

Mexique - Part3 : Puebla, Mexico et Guanajuato

Un peu de retard dans ce blog ? Arriba on va rattraper ça !

Depuis le temps vous nous avez sûrement oubliés. Allons faites un petit effort...on vous a laissés dans le Chiapas, on prenait la direction des villes du centre. Mexico ? Oui, mais un peu de patience jeunes gens, nous nous arrêtons d'abord à Puebla.

 

  • 25 et 26 février : Puebla

De Oaxaca, on prend un bus hors de prix qui diffuse des films débiles à fond. Pas top pour profiter des paysages des vastes étendues arides qui se déroulent devant nous. Cette journée de transport se finit par un trajet en taxi conduit par Mr Aimable qui roule comme un barge dans la ville et nous laisse sur le perron de l'hôtel Santiago de Puebla donnant sur le Zócalo et son immense cathédrale grise.

 

 

On va se poser deux jours dans cette belle ville coloniale hispanique pour profiter de son architecture et de son ambiance. Une des spécialités de Puebla est le Camote, une confiserie faite avec de la patate douce confite aromatisée et colorée. Pas mal...on les trouve partout et particulièrement dans une petite rue qui regorge de vieilles boutiques spécialisées.

 

 

Le soir on se met tout de suite dans l'ambiance locale en se précipitant dans un resto...italien. Bon, les Antojitos, tout ça, c'est pas mal mais rien ne vaut une bonne pizza et une assiette de pâtes non ? On mange trop et on roule comme des ballons dans les rues de la ville que l'on pourrait qualifier de chic si tant est que ce mot soit encore employé de nos jours. La ville est très agréable. Non pas qu'elle regorge de rues bien rénovées aux immeubles de couleurs vives avec des rues pavées, non ici l'effort n'as encore été porté, les couleurs sont un peu passées, il y a peu de rues piétonnes et la circulation est plutôt dense avec des bus faisant un bruit d'enfer avec des chauffeurs conduisant vraiment comme des malades. C'est l'ambiance d'une ville vivante où chacun est à son affaire.

 

 

Le jour suivant, on se promène dans Puebla, en long et en large, passant devant les boutiques et les commerces en tout genre. Il fait beau et il fait bon flâner dans les rues sans but précis.

 

 

 

Le soir, on prend un verre dans une institution de la ville, La Pasita, dont le patron a inventé une liqueur qu'il sert à tous les parfums. On va pas tous les goûter (Quoique...) mais l'endroit est décalé et agréable avec pleins de petits détails à regarder tant qu'on a l'esprit clair.

 

 

Plus tard, on mange dans un des nombreux stands de rue quelques spécialités pas vraiment light dont un sandwich dont on a passé le pain à la friture. Les dames qui gèrent le stand exécutent leurs gestes de façon précise et rapide pour répondre à la demande des clients qui s'agglutinent autour d'elles.

 

 

  • 27 février - 1er mars : Mexico (Part1)

Ça y est, on débarque à Mexico, la sulfureuse capitale du Mexique. On y arrive en bus par de vastes autoroutes à étages où les voitures se frôlent pour utiliser chaque centimètre carré du bitume. Un métro bondé nous emmène ensuite proche de la Plaza de la República où on pose nos affaires dans un hôtel plutôt agréable. Pour profiter de la fin de cette première journée, on se rend d'abord à l'immense Monumento a la Revolutión où on peut prendre un ascenseur pour une première vue globale sur l'agglomération infinie et en mouvement permanent.



On redescend pour emprunter à pieds ces grands axes afin d'arriver dans le centre historique sur l'immense Zócalo entouré de la cathédrale (qui penche pas mal comme de nombreux bâtiments sur ce sol mouvant) et du palais national abritant de fantastiques fresques de Diego Rivera. Sur la place, beaucoup d'animation dont une équipe de foot américain qui prend la pose sexy pour se faire un peu de pesos.


Dans les rues, de belles vieilles boutiques dont des pâtisseries qui attirent l'œil des passants m'empêchant de faire la photo avec uniquement Sigrid (le gonze est resté planté là TRÈS longtemps).

Le soir, c'est Lucha Libre, véritable phénomène de la culture mexicaine où des lutteurs, le plus souvent masqués, enflamment la salle avec un véritable spectacle qui associe acrobatie et humour, rarement la violence. Avant ça, on mange des énormes sandwichs au "Cuadrilátero" (le ring), ouvert par l'ancien catcheur Super Astro. C'est plutôt bon et l'endroit est bien sûr décoré avec de nombreux masques et tenues de lutteur.




Le spectacle est vraiment marrant avec notamment quelques personnages qui sortent du lot. La star de la soirée : Maximo, avec sa coiffure iroquoise rose, sa tenue qui s'apparente à une mini jupe et ses manières efféminée sur-jouées. La foule l'acclame et réclame le bisou de fin de combat que ses adversaires et coéquipiers refusent bien évidemment. Il doit donc les donner de force, profitant d'une prise ou de la situation. Un vrai show man qui fait rire son public. On s'est fait piqué l'appareil photo à l'entrée car ils sont interdits mais voilà une image du phénomène piquée sur le net.



Quant à nous, on aurait sûrement fait une bonne équipe également.


Les jours suivant, c'est la découverte de la ville et de quelques uns de ses quartiers aux personnalités différentes. Le centre d'abord avec ses vieux cafés où les chilangos en week-end viennent prendre un bon petit-dej.

De la Torre Latinoamericana on profite d'une superbe vue depuis le 44ème étage et on regarde le monde s'activer comme dans une fourmilière autour du Palacio de Bellas Artes avec ses coupoles aux couleurs d'un coucher de soleil.

Au Museo Mural Diego Rivera on passe un bon moment à observer les détails de la fresque Sueño de una tarde dominical en la alameda central (Songe d’un dimanche après-midi dans l’Alameda Central), peinte en 1947. Une large fresque avec, comme à son habitude, beaucoup de personnages ayant une histoire.

Dans les rue, toujours de l'animation avec des danses des descendants Zapotèques (peut-être ?) ou des chants des étudiants dans leur tenue rappelant celles de Salamanque ou Coimbra.

Le soir, direction la place Garibaldi, l'antre des mariachis de Mexico. Ils sont là pour jouer à la demande du public contre quelques (pas mal en fait) pesos. Cela se passe sur la place mais aussi dans les établissements autour de la place comme El Tenampa, le plus ancien et le plus classique d'entre eux où on s'installe. C'est une grande cantina dont les murs sont recouverts de fresque rétros représentant des célèbres chanteurs.


Attention derrière !



En rentrant, pour fêter dignement et avec classe une nouvelle année qui commence en ce qui me concerne, on s'arrête dans une de ces grandes boulangeries où l'on se sert sur des plateaux en choisissant parmi l'incroyable variété de gâteaux qui ont quand même tous une tendance à être un peu bourratifs. La ville semble démarrer son samedi soir, les voitures défilent sur les grands boulevards, Mexico ne va pas beaucoup dormir !


Le lendemain, on visitera d'autres quartiers, rentrant dans certains musées ouverts gratuitement le dimanche, prenant notre petit café dans une autre institution de la ville où Castro et le Che s'étaient rencontrés, filant vers les quartiers chics de Polanco, usant nos semelles sur le macadam de Mexico.

  • 2 et 3 mars : Guanajuato

On s'échappe deux jours de Mexico pour rejoindre la charmante ville de Guanajuato à quelques heures de bus. On s'installe à la Casa de Pita recommandée par ma mère qui a séjourné ici il y a quelques temps. Bonne adresse effectivement avec sa belle vue sur les toits de cette ville qui s'agrippe sur de nombreuses collines.

On distingue des églises et des dômes ainsi que de beaux bâtiments comme le théâtre Juarez ou l'université, vaste édifice d'un blanc éclatant. Guanajuato est une ville riche, les mines à l'époque coloniale (d’argent, d’or, de fer, de plomb, de zinc et d’étain) et aujourd'hui le tourisme. La ville est en effet magnifique avec ses petites ruelles piétonnes et ses innombrables places ombragées.






Après Mexico c'est plutôt reposant de se poser là. Chez Pita, on rencontre trois vieux bikers américains dont l'un d'eux nous prépare gentiment sur quelques feuilles de papier les immanquables selon lui aux États-Unis, notre prochaine étape. La journée du 3 on se promène dans les rues ensoleillées de cette petite ville universitaire, allant des marchés aux terrasses des petites places où l'on entend parfois un petit air de guitare s'envoler. Parfois la musique est un peu moins agréable et là il faut carrément payer le joueur pour qu'il s'arrête, ce qu'il fait en lâchant un petit "disculpe"...

Dernière soirée dans cette belle ville où on admire une dernière fois les collines qui s'éclairent avant de rejoindre l'effervescence de Mexico pour quelques jours encore avant de s'envoler pour les États-Unis.

  • 4-6 mars : Mexico (Part2)

Allons bon, nous revoilà dans cette ville animée ! On loge dans un bel appart d'un vieil immeuble Art Déco en plein centre. Encore quelques quartiers qu'on a pas vus et toujours cette ambiance de la ville qui malgré son excitation permanente nous plait bien. On retrouve les fresques de Diego Riviera et les restos sans âge du centre où on ne mange pas vraiment bien mais où on vient pour l'ambiance.


Au programme des quartiers à arpenter : Coyoacán tout d'abord où se trouve la maison de Frida Kahlo et où elle a vécu avec Diego Rivera (c'est écrit dessus...)



Également les quartiers de Condesa, Roma et Zona Rosa. Ce sont les quartiers à la mode, les quartiers bohèmes, bobos, bourgeois, d'affaire et tout ce que vous voudrez. Pas grand chose de spécial si ce n'est des belles rues ombragées aux maisons art déco, des restos et des cafés (et plein de cupcakes !) à chaque coin de rue. On traverse ces quartiers tranquillement, s'arrêtant pour un café ou des tortillas dans un marché, un jus de fruit à un petit stand à l'angle d'une rue…




Pour notre dernier repas ici, direction le très bel établissement de la Hosteria de Santo Domingo avec ses serveurs en tenue et son petit orchestre piano/basse/violon. Il s'agit d'un des plus anciens restos de la ville, fondé en 1860, et on vient y manger la spécialité : le chile en nogada, un gros piment vert garni de viande de porc et de bœuf, d'amande, de raisins secs et de citron doux mexicain, le tout baignant dans une sauce aux noix et aux graines de grenade. C'est un plat d'été qui se mange presque froid et c'est vraiment délicieux, très original. On accompagne ça de deux bières, au point où on en est…Et au point où on en est, on s'arrête ensuite dans une de ces magnifiques pastelerias où on se sert sur des grands plateaux et où on passe trois plombes à choisir ce qu'on va manger tellement il y a de choix…




Voilà, sur cette note sucrée on se tourne maintenant vers notre prochaine destination : Los Angeles ! We see you there my friends...

 

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