*Note : désolé pour la mise en page qui part en vrille un peu plus bas, l'appli que j'utilise pour ce blog est une catastrophe mais je n'ai rien d'autre pour l'instant !*
Ce fut un long voyage mais nous voilà arrivés sur un nouveau continent, nous sommes en Amérique, celle du sud, et plus précisément encore au Chili. Beaucoup de choses à découvrir dans ce pays qui, du long de ses 4265kms (pas plus de 346 en largeur !), marie les extrêmes, des déserts arides aux régions les plus humides.
On va commencer tranquilou en posant nos valises dans les principales villes du pays : Santiago et Valparaìso (Valpo pour les intimes). Révisez votre espagnol, tout le monde sait commander un bière et un plateau de fromage ?
Bienvenido a Chile !
- 10-13 décembre : Santiago
Après deux nuits dans les avions et s'être tapés tous les films de la terre sur les petits écrans qui doivent se situer à 10cms de la figure quand le gonze de devant a incliné son siège, on atterrit à Santiago au petit matin.
Pour la communication, je passe la main à Sigrid qui déballe son espagnol parfait pour nous mettre dans le bus qui va au centre ville de Santiago. Changement d'ambiance, nous voilà dans les grandes villes sud-américaines avec des larges avenues un peu bordéliques et des voitures à la conduite sportive. Complètement décalqués, on débarque à notre hôtel vers les 8h00 du mat, un peu tôt mi amigo pour aller t'étaler sur ton lit. La chambre est encore occupée bien sûr. On va donc déambuler tels deux zombies dans les rues de la capitale.
On fait quelques quartiers au radar, déambulant au hasard des rues pour s'imprégner de l'ambiance de cette ville agréable.
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| Joueurs d'échecs sur la Plaza de Armas |
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| Au Chili, on traverse en courant |
Les jours suivants, le programme n'est pas bien original, c'est la découverte des nombreux quartiers de la ville aux personnalités bien différentes.
Il y a le quartier historique, où on loge, qui étrangement paraît le plus moderne avec ses rues piétonnes et quelques immeubles récents mais qui abrite des bâtiments marquants comme la cathédrale, la Moneda (palais présidentiel bombardé en 1973 par la junte militaire lors du coup d'état), le théâtre municipal, la belle bibliothèque nationale...
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| Dîner au Bar Nacional |
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| La queue de singe, la boisson de Noël |
Le Barrio Lastarria est le quartier bobo de la ville avec des petites rues pavées charmantes qui font dire à Sigrid : "c'est là qu'on habiterait". C'est vrai que c'est charmant !
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| Bar à la cool du Barrio Lastarria |
Le quartier de Bellavista est le lieu de concentration de bars et restos. On y mange le premier soir, au "Galindo", et on découvre les portions généreuses qui sont servies et les frites pas assez cuites. C'est aussi le quartier qui abrite une des maisons chilienne de Pablo Neruda (Ricardo Eliecer Neftalí Reyes Basoalto de son vrai nom !), poète et écrivain chilien, proche du parti communiste d'avant le coup d'état. La maison s'appelle "La Chascona", visite très intéressante qui nous familiarise avec ce personnage, amateur et collectionneur de beaux objets ramenés de partout dans le monde.
Le quartier Patronato est un peu l'équivalent du Sentier à Paris, ou Saint-Denis, avec des boutiques de fringues tape-à-l'œil et de la musique trop forte mais très animé. Plus loin c'est l'immense marché aux légumes, le Vega, et le Mercado Central abritant des petits restos de fruits de mers aux serveurs un peu insistants.
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| Dégustation de Mote con Huesillo, blé germé et jus de pêche |
Le quartier Brasil, sûrement notre préféré, est une zone d'habitation aux rues bordées de vieilles maisons à la belle architecture mais un peu délabrées. Avant de le parcourir, on s'est arrêté un moment au "Museo de la Memoria y de Los Derechos Humanos" qui retrace les événements du coup d'état de 1973 et la prise de pouvoir de la junte menée par Pinochet.
La balade dans les rues est plus sympathique, un quartier encore à l'écart du Santiagio qui se modernise à grands pas.
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| Le Café Brasil à tendance révolutionnaire |
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| Faites moi une coupe môôôderne |
Le dernier jour à Santiago est très gastronomique. À midi, on se rend à "El Hoyo", une institution de la ville que l'on avait repéré dans une émission de Anthony Bourdain au Chili : http://youtu.be/Xlvg9ku4q80. Très bonne ambiance, très animée, plusieurs salles où se bousculent les serveurs en tenue qui se hèlent, les clients habitués devant leurs énormes plâtrées, les joueurs de guitare qui vont de pièces en pièces. |
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| Contrairement à ce que vous pensez, je n'ai pas encore bu |
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| C'est où ?? |
Le soir, c'est encore une autre dimension, direction "El Rincon de las Canallas", un ancien resto clandestin où on rentrait avec un mot de passe pour oublier pendant un temps l'ami Pinochet. On s'attable sur les meubles en Formica et on commande un assortiment de cochon sous différentes formes: boudin, côtelettes, jambon cuit à l'étouffé, saucisse épicée…un truc de fou ! On pourrait inviter tout le quartier pour nous aider à manger l'assiette. En boisson, un pichet de terremoto, la boisson la plus traître de tout l'univers. Pas beaucoup de clients dans le resto, des gonzes un peu louches avec des filles à la poitrine aussi impressionnante que notre assiette, mais à la fin on levait nos verres ensemble à la gloire de la démocratie. Pas très net sur la route du retour, notamment quand j'essaie d'ouvrir pendant deux plombes la chambre qui se situe 4 étages en dessous de la notre ! |
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| Peut-on manger avec les mains dans cet établissement ? |
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| Allez, goûtons cette petite boisson locale |
Comme ça on est frais pour rejoindre notre seconde destination : la belle Valpo. | ||
On prend un bus pour se rendre à environ 120kms de la capitale, sur la côte. Ici se trouve une ville colorée et bohème, répartie sur 45 collines (on aime la difficulté ici). Le terrible incendie de l'an dernier n'est pas visible du centre. Il a attaqué des collines plus éloignées. On descend du bus et on rejoint à pieds notre petite pension se situant sur El Cerro Bellavista. On emprunte notre premier "Elevator", ces vieux funiculaires disséminées dans la ville qui permettent d'éviter des murs de marches pour quelques pesos. |
Rapidement on voit les reliefs apparaître et on devine l'ambiance de la ville. |
Pendant ces quelques jours, on aura raffermi nos mollets et nos fesses, en se baladant inlassablement sur les hauteurs de la ville et dans les bas quartiers proches du port où de vieux bouges et restos accueillent une faune bigarrée de marins, habitants de toujours, touristes et marginaux. Dans les rues, de vieux trolleys tracent leur chemin dans une circulation dense. |
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| Un autre resto vu dans Bourdain |
Le Cerro Alegre (colline de la joie !) est le quartier le plus touristique, vraiment différent du reste de la ville avec ses beaux hôtels et restaurants accueillants. Un peu le musée à ciel ouvert de la ville avec ses belles rues pimpantes et boutiques au top. C'est sûrement à cause de ce quartier que la ville se paye une réputation bohème. |
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| Resto branchouille sur la Cerro Allegre |
Pas vraiment le cas quand on descend vers le port ou quand on monte dans les collines les plus éloignées. |
On fait d'ailleurs une petite escapade sur une colline dont la route qui y mène a une pente absolument dingue. Le plus dingue c'est que des gosses y jouent au foot. Pas le quartier le plus sexy, un chauffeur de taxi s'arrête à notre hauteur pour nous prévenir de ne pas aller plus haut en faisant le signe d'un mec égorgé. Fichtre ! |
Être à Valpo, c'est aussi l'occasion de faire une petite virée à la Isla Negra, une autre maison de Pablo Neruda. À plus de une heure de bus, on se retrouve sur une belle côte où sont construites de superbes maisons. Un petit côté Cap Ferret, si si. Celle de Pablo, rachetée à un marin espagnol, était sûrement une des premières à l'époque et il l'a agrandie petit à petit en laissant aller son imagination. Elle est devenue une bâtisse dont l'intérieur ressemble parfois à un bateau, parfois à un train et toujours remplie d'une multitude de superbes objets collectionnés. De larges fenêtres donnent sur la mer et la plage de rochers. Ça aide pour l'inspiration ! |
Retour dans cette ville où on se sent bien malgré les avertissements incessants sur la sécurité. On aura eu le temps de bien la parcourir, découvrant les rues animées et les quartiers colorées. |
Mais ces quelques jours ont aussi été l'occasion de préparer un peu la suite du voyage. On y voit plus clair sur notre parcours au Chili, on vous donne rendez-vous dans la deuxième partie pour un Road Trip plus sauvage dans le nord. On reprend la route ! |










































Super !!!! ça donne envie d'aller à Santiago boire des trucs tout chelou !
RépondreSupprimermoi aussi à Valparaiso, je me souviens des mises en garde incessantes sur la sécurité...c'était saoulant à la fin parce que ça faisait flipper et pourtant j'adorais l'ambiance de cette ville !!!