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samedi 22 novembre 2014

Nouvelle Zélande - Part 2 - L'île du Sud

Lors de notre dernière rencontre, si ma mémoire est bonne, nous étions sur le départ pour rejoindre l'île du Sud de la Nouvelle Zélande depuis Wellington. Embarquez donc sur le Ferry avec nous pour une seconde partie très nature : une grande balade au milieu des forêts, le long des plages et sur les rives des lacs bleus, aux pieds des glaciers et sur les flancs des montagnes aux sommets enneigés.

Bienvenue sur Te Wai Pounamu et ses paysages féeriques !

Le 8 novembre au matin, le Ferry de la compagnie Interislander quitte le port de Wellington pour une traversée d'un plus de trois heures par le détroit de Cook. Avant d'arriver à Picton, porte d'entrée de l'île du sud, il se fraie un passage dans le fjord de Queen Charlotte sous un beau ciel bleu.

 

 

Nous prenons ensuite la direction de la région de Marlborough, réputée pour ses vignobles. On prend nos airs supérieurs de bordelais à qui on ne la fait pas et on va visiter quelques domaines, comme le Cloudy Bay qui est l'un des plus fameux. L'endroit est vraiment agréable, des beaux bâtiments modernes avec un beau jardin, des vignes impeccables et des montagnes enneigées à l'horizon.

 

 

 

Notre destination du jour est Nelson, une petite ville charmante au look un peu anglais avec des terrains de bowling sur gazon (?) où des retraités aisés en tenues blanches font rouler lentement des boules sur des dizaines de mètres sur un green parfait. Un peu l'équivalent d'une bonne vieille partie de pétanque mais en un peu plus classe, sans short/espadrilles et sans pastaga.

Le lendemain, on poursuit notre route et on rejoint la côte ouest de l'île pour passer la nuit à Punakaiki. En chemin, nous faisons un petit détour pour nous rendre au cap Foulwind, juste parce que ce nom sonnait bien quand on a vu le panneau depuis la route. Son phare domine la mer de Tasman qui est d'un bleu fantastique. Le temps est beau et c'est un endroit parfait pour un pique nique trois étoiles.

 

Le bleu de la glacière s'accorde bien avec celui de la mer non ?

 

Une petite balade longe la côte un moment, les falaises plongent dans la mer et quelques phoques sont en pleine baston sur les rochers où viennent se fracasser les vagues.

 

 

 

Plus tard, on fera une autre balade dans le Paparoa National Park le long de la rivière Porarari et jusqu'aux "pancake rocks", des formations rocheuses aux origines assez mystérieuses. À certains endroits, l'eau s'engouffre dans des cavités et tunnels la faisant jaillir dans un bruit sourd.

 

 

 

Le soir, on prend vraiment de mauvaises habitudes, on goutte un vin acheté la veille dans les vignobles du Marlborough sur une petite plage proche de la petite cabane paumée au milieu des bois dans laquelle on va dormir.

 

 

Le mauvais temps s'installe le lendemain et il pleut pas mal quand on arrive à Franz Josef. Quel drôle de nom…il s'agit bien de l'Empereur d'Autriche, Roi de Hongrie, de Bohème et de Croatie. Le Keum à Sissi quoi. Un explorateur autrichien a donné ce nom à un glacier que les visiteurs s'empressent de venir découvrir à pieds ou en hélico. Aujourd'hui c'est makache pour tout ça, il pleut beaucoup trop et on reste enfermés dans notre motel un peu glauque pour lire nos romans respectifs du moment : "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" pour Sigrid, un polar vraiment bien ficelé qu'on a trouvé dans un motel en Australie et "Quand blanchit le monde" pour moi, une épopée familiale et poétique (oui oui c'est bien moi qui le lis) entre le Japon, l'Inde, le Pakistan et les États-Unis. Le voyage, c'est aussi prendre le temps de lire, ok surtout quand il fait mauvais, et c'est plaisir de trouver des nouveaux bouquins inconnus dans le coin "book exchange" de certains hôtels. Je ferme la parenthèse je suis en train de vous perdre là.

Au matin, youhou, pas de pluie. On file jusqu'au glacier Franz Josef mais le ciel est quand même bien lourd et bas. On aperçoit un moment son bleu si particulier et un véritable déluge s'abat ensuite sur nous. Je ne pense pas avoir déjà été aussi trempé par la pluie. On revient à la nage jusqu'au parking à quelques kilomètres de là...

 

 

Rangers gentil...Rangers pas gentil

 

Après séchage intensif des chaussures au sèche-cheveux (on commence à avoir la main), on repart affronter les éléments jusqu'au lac Motheson vers le glacier Fox. On en fait le tour sous une pluie fine et on pique nique quelques makis achetés dans l'épicerie du coin.

Le jour suivant, on replonge un peu au centre des terres tout en continuant vers le sud. On se rend au village de Wanaka par une route superbe où tout d'un coup le paysage prend la forme de celui qu'on attendait en Nouvelle-Zélande. Des lacs paisibles dominés par des montagnes vertes immenses, parfois enneigées et des horizons lointains. Le mot grandiose s'applique bien ici. Là c'est arrêts photos à gogo, vas-y que je me gare n'importe comment sur le bord de la route pour prendre un shoot de beautés naturelles.

 

 

 

À Wanaka, on fait halte dans une sympathique auberge où le patron nous indique des petites marches à faire dans le coin. Direction le petit lac Diamond et la balade sur la Rocky Mountain qui domine le lac Wanaka en proie aux éléments qui commencent à se déchaîner. Plus tard en effet la pluie tombera bien plus forte accompagnée d'un vent violent. Yes, c'est ça la Nouvelle Zélande.

 

 

Le 13 novembre, on repart toujours plus au sud (mais où vont-ils s'arrêter ??) et on s'enfonce dans le pays des fjords pour rejoindre l'un des plus fameux : le Milford Sound. Surtout fameux car c'est l'un des seuls à être accessible en voiture. La route est longue aujourd'hui et on s'aperçoit qu'ici aussi on aura fait pas mal de kilomètres après les presque 5000 enquillés en Australie sur les routes désertiques.

On fait donc quelques haltes, notamment vers le lac Te Anau où on prend notre fameuse glacière bleue pour en sortir notre casse croute.

 

 

 

Plus loin sur la route, on prend possession de notre petite cabane avec une belle vue sur la montagne. On avait fait toutes ces réservations, souvenez-vous, depuis la bibliothèque d'Adelaide en Australie par un après-midi studieux. On repart aussitôt se dégourdir les jambes, il beau en cette fin de journée.

On se rend au "Key Summit". Après avoir grimpé au travers d'une forêt épaisse aux tons infinis de vert, on débouche sur les flancs d'une montagne pelée qui offre de superbes vues sur les vallées étroites qui mènent au Milford Sound. Nous sommes entourés par des montagnes aux sommets enneigés comme les Humboldt et Darran. C'est très très très très beau, surtout avec la superbe lumière de fin d'après-midi.

 

 

 

 

Le lendemain, grosse journée les amis. Départ dès potron minet pour tenter une balade qui doit nous mener au "Gertrude Saddle". Le soleil n'est pas encore levé au creux de la vallée que l'on traverse jusqu'au bout du cirque où coulent des cascades. Comme le programme est chargé aujourd'hui, il faut marcher vite et pour ça j'ai ma méthode.

 

 

Vous en pensez ce que vous voulez, ça marche.

Sur le petit bout de papier qui me sert d'indication, il est écrit à peu près : "à partir d'ici débrouillez-vous comme vous pouvez pour grimper, écoutez votre instinct". Ok...bon mon instinct me dit qu'on va tenter par là. Devant nous, des immenses rochers se dressent. Problème : ils sont verglacés. On regarde partout ce qu'il est possible de faire sans se ramasser mais on doit abandonner...Arghh...insupportable. Notre équipe bat en retraite...

On reprend la Nissan Super Saloon (ne vous précipitez pas sur les petites annonces pour vous acheter la même, je ne crois pas qu'elle existe en France) pour continuer la route jusqu'au Milford Sound en empruntant un long tunnel obscur. La seule activité là bas est de monter dans un bateau pour une petite croisière. On n'était pas très chaud au départ pour ce genre d'expérience mais tout s'est goupillé à merveille : alors que le hall des embarcations se remplit de monde, on se pointe à 10h44 devant un guichet au hasard, on nous dit qu'il y a un départ dans une minute, ok on prend, et on se retrouve dans un petit bateau avec seulement deux autres personnes alors qu'autour de nous des gros golgoths embarquent des bus entiers de gonzes. Lucky ! En plus de ça, le temps est superbe ce qui est un petit événement dans ce coin où il y a 8 mètres de pluie par an !

 

 

 

On s'éloigne du port pour rentrer dans un environnement majestueux avec comme une porte d'entrée formée par les monts Mitre et Lion.

 

 

 

On se rapproche de chutes d'eau vertigineuses avant de rejoindre la mer de Tasman pour revenir en longeant l'autre côte où quelques phoques se prélassent sur des rochers et où des pingouins à crêtes jaunes passent un peu de temps sur une plage.

 

 

Pour finir la journée en beauté, une dernière promenade (un peu longue vous dira Sigrid) nous emmène jusqu'au lac de montagne Marian. Pour nous féliciter, on mange une bonne pomme. N'oubliez pas les kids : "One apple a day keeps the doctor away".

 

 

 

Le jour d'après, on se rend à Manapouri pour y passer deux nuits. Le temps est redevenu mauvais mais le lendemain matin, sunshine again, le temps de faire une très belle balade jusqu'en haut d'une colline qui domine le lac Manapouri. Une belle promenade très solitaire car le coin est isolé, il faut prendre un petit bateau pour y aller et ce matin nous sommes les deux seuls clients du vieux Mike qui assure la liaison chaque jour avec sa barque à moteur pour arrondir ses fins de mois. Certains doivent être bien ronds d'ailleurs.

 

 

On pique-nique sur une petite plage sauvage où l'eau bleue du lac vient clapoter (?) à nos pieds.

 

 

Toujours en mouvement, nous repartons le matin suivant pour une très longue route qui nous remonte vers le nord jusqu'au lac Tekapo. Plus de 400 bornes sur les routes 2x1 voie de Nouvelle-Zélande où le sport national est le dépassement acrobatique du camping car. Je voulais absolument aller voir ce lac car j'avais vu passer une photo d'une petite église en pierre qui était comme posée par hasard sur ses rives. J'avais trouvé ça assez poétique et je me l'imaginais complètement isolée. En réalité, elle est au bout d'un quartier d'habitation et un vaste parking où s'entassent bus et camping-cars est juste en contrebas. Bon...ok, c'est aussi ça la Nouvelle Zélande !

 

 

 

Mais cette halte va tout de même s'avérer superbe, la promenade du lendemain restera certainement notre préférée dans ce pays avec des paysages qui rentrent directement dans notre top5 des plus beaux panoramas.

 

 

 

Le temps, les couleurs de l'eau, celles des collines et des montagnes, les reliefs et les vastes prairies où paissent, tranquilles, des moutons. Tout est harmonieux et grandiose. Oui c'est le mot !

 

 

Ça faisait longtemps...

 

On grimpe jusqu'au mont John où est installé un observatoire universitaire. Plus tard, on va plus loin encore pour d'autres promenades dans cet environnement superbe.

 

 

 

 

La destination suivante est une légende : le mont Cook, plus haut sommet du pays avec 3752 mètres. En maori, il s'appelle Aoraki, ce qui veut dire (de mémoire) "celui qui perse les nuages", ce qui est assez classe.

Notamment grimpé par Sir Edmund Hillary, le Néo zélandais star ici, en 1948. Une broutille par rapport à l'ascension de l'Everest qu'il sera le premier à réaliser avec le sherpa Tenzig Norgay en 1953. Une belle route sans issue mène au Mount Cook Village, bout de la route et porte d'entrée de cette région de montagnes, de lacs et de glaciers.

 

 

Pas d'escalade au programme pour nous mais quelques balades dans le coin. Le premier jour on se rend au "Kea Point Lookout" qui domine le lac Mueller avec son glacier et un immense mur de moraine derrière laquelle se planquent le lac et le glacier Hooker. Le mont Cook, lui, est sous les nuages. Derrière tout ça et pas trop loin se trouvent les glaciers Franz Josef et Fox où on se trouvait il y a quelques jours.

 

 

Le lendemain matin, on va finir par se dire qu'on a du bol, le temps est superbe. On avale notre petit déjeuner buffet dans la grande salle de restaurant de l'hôtel Hermitage dès 6h30 du mat et on file attaquer les 2200 marches du "Sealy Tarns Track" qui débouchent sur un magnifique point de vue sur le mont Cook et les lacs de glacier. Très vite la neige remplace la végétation et on se retrouve dans une ambiance blanche et froide.

 

 

 

 

La descente est plutôt casse gueule mais on s'en sort bien et on poursuit la balade jusqu'au lac de glacier Hooker, celui qu'on voit sur la photo ci-dessus tout au fond.

 

 

Sigrid et Freda Du Faur, première femme à gravir le Mt Cook en 1910

 

Fin de journée, on a bien marché, on rentre au chaud dans notre petite chambre de motel plutôt agréable.

Le lendemain, 21 novembre, on se rend à notre dernière destination dans ce pays : la ville de Queenstown où on va passer trois nuits. La ville est tournée vers les activités sportives de toutes sortes comme le ski, le VTT, le parapente, la marche, le saut à l'élastique,....il y en a pour tout le monde. La ville en elle même est une station plutôt chic (ça se dit encore ce mot ?) avec pas mal de restos et bars. On s'y balade et dans les alentours, notamment jusqu'à Glenorchy par une route superbe qui longe le lac Wakatipu. Par une belle journée on fait également une longue marche jusqu'au sommet du Ben Lomond et ses 1748 mètres. Notre dernier aperçu de ce pays. On fait nos sacs ce soir pour une journée de transports aériens demain. Un premier avion nous ramènera à Auckland où on fera une courte escale avant d'embarquer pour quelque chose de plutôt nouveau pour nous : les îles. Direction Samoa ! Pas sûr qu'on y trouve le soleil, c'est plutôt la saison des pluies voire des tempêtes. On vous dira ça !

 

 

 

 

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