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samedi 15 novembre 2014

Nouvelle Zélande - Part 1- l'île du Nord

Lorsque le grand navigateur Kupe débarqua le premier en Nouvelle Zélande, sa femme Kuramarotini se serait alors exlamée: "He ao, he ao tea, he ao tea roa!" : "Un nuage, un nuage blanc, un long nuage blanc!". D'où le nom d'Aotearoa par lequel les maoris désignent leur pays.

Lorsque le grand voyageur Nico B. débarqua en Nouvelle Zélande, sa femme Sigrid s'est exclamée : "Des nuages, des nuages gris, de gros nuages gris !".

Oui, pas mal de pluie nous accompagne depuis notre arrivée. Changement radical avec le climat australien ! Mettez vos K-Ways, vos cagoules et vos gilets pour lire la première partie de ce trip au pays des Maoris, des Kiwis (l'animal !) et des All Blacks. Dans cet épisode : l'île du nord, de Auckland à Wellington.

 

Tard dans la nuit du 29 octobre, notre avion de la Quantas se pose sur le tarmac détrempé de l'aéroport d'Auckland. On a fait une petite boucle dans le ciel pour éviter une tempête. On rejoint notre hôtel d'aéroport en traversant les parkings balayés par les vents.

On a un jour pour arpenter les rues de la ville. Auckland fait penser aux villes australiennes, pas vraiment moderne, un peu décalée avec ses quartiers populaires, ses inévitables hipsters et ses mendiants, très cosmopolite, une architecture sans véritable unité mais une ville très agréable à vivre.

 

 

 

 

Le lendemain, on prend possession de notre superbe Nissan Super Saloon qui va nous conduire, on l'espère, jusqu'à l'autre bout du pays, tout au sud à Queenstown.

 

 

Direction Rotorua, région volcanique par excellence où les sources chaudes, geysers et mares de boue bouillonnantes abondent. À cela s'ajoute l'impression que les habitants font cuire des œufs durs toute la journée, à moins que ça ne soit l'odeur du souffre permanente. Rotorua est également un lieu très marqué par la culture maorie avec notamment quelques villages dans les environs.

 

Le Rotorua Museum

 

On se balade dans cette région : autour du lac Ukataina niché dans une vallée entourée de collines d'un vert profond, puis le lac Tarawera (pas mal de lacs dans le coin hein...) et plus tard la Rainbow Mountain que l'on grimpe pour profiter d'un superbe paysage. Aujourd'hui il a fait très beau toute la journée, lucky. Les routes qui traversent la campagne sont magnifiques, toujours quelques moutons dans le coin pour vous saluer.

 

 

 

 

 

Le lendemain, 2 novembre, on continue plus au sud encore jusqu'à Turangi, tout en bas du lac Taupo, le plus grand lac de Nouvelle-Zélande.

Des rives du lac, on aperçoit les sommets enneigés du Tongariro National Park où l'on se rend.

 

 

Le temps s'est bien couvert mais on va faire une première balade dans ce parc, un des trois sites Néo-Zélandais classés au patrimoine mondial. Il héberge trois volcans en activité : Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro. On traverse sous un ciel menaçant un vaste plateau alpin couvert d'une végétation sèche. Les sommets sont cachés, on distingue cependant parfois des fumerolles (moi non plus je ne savais pas ce que c'était avant) qui transpercent la montagne.

 

 

Le lendemain, le temps n'est vraiment pas bon. On entend la pluie ruisseler sur le toit de notre petit cottage, comme un dimanche matin où on sait que la journée sera calme mais là on est quand même un peu à l'autre bout du monde et on va éviter de s'endormir devant les émissions de Michel Drucker. On prend la Super Saloon jusqu'au lac de Rotopounamu dont on fait le tour. Le ciel s'est un peu découvert et cette promenade est d'un calme absolu avec des airs d'isolement total.

 

 

Plus tard, on pique-nique à l'endroit même, tenez-vous bien, où le plus fameux des Hakas, le "Ka Mate", a été chanté pour la première fois. Interprèté par le guerrier Te Rauparaha pour remercier une tribu de l'avoir caché de ses assaillants.

Prenez place en face de moi mes chers amis, je vais vous le chanter accompagné de pukana (grimaces, yeux exorbités et langue tirée)

  • Ka mate, ka mate! ka ora! ka ora! > Will I die, Will I die
  • Ka mate! ka mate! ka ora! ka ora!> Will I live, Will I live
  • Tēnei te tangata pūhuruhuru > This is the hairy man
  • Nāna nei i tiki mai whakawhiti te rā > Who brought the sun and caused it to shine
  • Ā, upane! ka upane! > A step upward, another step upward!
  • Ā, upane, ka upane, whiti te ra > A step upward, another… the Sun shines!

Le lendemain, on part pour une grande balade, la très fameuse "Tongariro Alpine Crossing", considérée comme la meilleure randonnée d'une journée en Nouvelle-Zélande. Rien que ça. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l'information dans l'oreillette et ce sont des bus entiers qui déposent des trekkeurs suréquipés et des touristes en short au point de départ de la marche. Du jamais vu ! On se croirait au portique d'entrée du petit train de Disney Land. On double, on double mais ça n'en finit jamais et on rentre dans le moule, dans le flot. Le temps est couvert et on atteint rapidement des plateaux enneigés à la visibilité réduite.

 

 

 

Un petit crochet jusqu'au sommet du Tongariro nous permet d'éviter un moment la foule et de nous retrouver dans un environnement sauvage où la neige fouette nos visages. La visibilité reduite nous empêchera de deviner le cratère de ce volcan actif mais ce petit écart du sentier principal aura été rafraîchissant ! On retrouve plus tard l'autoroute et des paysages, il faut bien le dire, magnifiques. Cheminées fumantes et lacs colorés viennent animer la longue marche qui traverse une partie du parc national.

 

 

 

Retour au bercail, c'est pas tout ça mais demain on se rend à Wellington, proclamée "la petite capitale la plus cool du monde". Il devrait y avoir moyen de boire un coup peinard dans un café branchouille.

On fait quelques arrêts le long de la route, surtout quand elle rejoint la côte ouest avec de belles plages. On pique nique sur celle de Paraparaumu (si vous ne l'avez pas prononcé correctement du premier coup c'est normal) où une bande de mouettes pas farouches sont intéressées par nos sandwichs.

 

 

Une large autoroute nous conduit ensuite directement dans le centre de Wellington. La saison de Rugby est terminée et les All Blacks sont en tournée en train de distribuer des salades de phalanges à leurs adversaires. Aucune chance de rentrer dans le grand Westpac Stadium. On se rabat donc sur ce qui fait la réputation de la ville : les bars et les restos.

La journée suivante est consacrée à la visite de la ville, depuis ses agréables quais jusqu'à son très intéressant musée, le Te Papa. On se balade, on s'arrête dans les magasins, on mange bien, on profite de Wellington et de sa douceur de vivre.

 

Ah bravo...

 

Pas un seul Michel Sardou ici...

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, pour notre dernière journée sur l'île du Nord qui s'appelle Te Ika-a-Maui en maori (poisson de Maui), on file jusqu'au Cap Palliser, un endroit qui rentre tout à fait dans la liste des coins paumés du bout du monde. Un endroit sauvage comme on les aime (surtout moi en fait) avec un phare qui résiste aux vents violents d'une côte déchiquetée aux falaises abruptes.


 

 

Sur la route, on s'arrête longuement pour admirer l'activité des colonies de phoques qui résident ici. Il y en a partout et ça cocotte sévère !

 

Mmm...À qui ai-je l'honneur ?

 

 

C'est le bout du bout de l'île du Nord. Il faut maintenant poursuivre la route et demain, le 8 novembre, nous partirons pour l'île du sud : Te Wai Pounamu (rivière des pierres vertes).

À suivre dans le prochain épisode !

 

 

 

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