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dimanche 31 août 2014

Le Japon - Part 1 - Honshū

Honshū est la principale île du Japon, celle où se trouvent ses villes principales : Tokyo, Kyoto, Osaka notamment.

C'est dans cette dernière que l'on débarque de notre Ferry, remis de la houle qui nous a fait regarder le plafond de notre cabine pendant un moment, allongés sur nos couchettes. Il fait toujours chaud et on est heureux de retrouver ce pays qu'on avait vraiment adoré. Le Japon c'est d'abord la gentillesse de ces habitants, des relations et des comportements sociaux absolument uniques, parfois très étonnants et qui ne cessent de nous ravir. C'est aussi (allez, à égalité) la passion des japonais pour leurs spécialités culinaires, un voyage ici ne peut être que gastronomique. Sur un plan plus personnel (mais d'autres se sentiront aussi concernés) c'est également le pays des Family Mart et des Seven Eleven à tous les coins de rue et ouverts en permanence. Ces petites épiceries regorgent de douceurs, glaces, gâteaux, plateaux de sushis à emporter..., et on s'y arrête très fréquemment ! Ah oui, le Japon est aussi un pays magnifique et varié,extrêmement bien organisé et facile, avec une culture riche et profondément ancrée dans la vie de tous les jours.

konnichiwa, bienvenue au Japon !

  • 11-12 août : Osaka

Ce qui marque tout de suite en arrivant au Japon, surtout en arrivant de la Chine, c'est le calme qui règne dans les rues. Les voitures ne klaxonnent plus, les piétons attendent patiemment que le petit bonhomme passe au vert pour traverser, les chauffeurs de taxi en cravate et gants blancs sillonnent la ville dans leur Toyota Crown rutilantes aux portes passagers qui s'ouvrent automatiquement. Pour le bruit et la frénésie, il faut se rendre dans les rues commerçantes ou dans les salles de machines à sous (les pachinkos) où de la musique entêtante est poussée à un volume ahurissant.

 

On laisse nos gros sacs à l'hôtel et on file s'imprégner de cette ambiance. Il faut retrouver les bons réflexes pour acheter les billets de métro aux bornes automatiques, on retrouve les sons de la ville et les formules de politesses japonaises répétées en permanence et à toutes occasions. On retrouve aussi avec le plus grand plaisir un de ces bars à Sushis où des assiettes de différentes couleurs, correspondant à leurs prix, défilent sur des petits tapis roulants sous nos yeux. C'est parti !

L'après midi on déambule dans les rues et dans quelques magasins qui reflètent bien la frénésie du shopping des japonais. Chez Tokyu Hands on trouve vraiment de tout, des petits trucs très Kawai, de la vaisselle, des outils, de la bouffe, des jouets...se balader ici constitue une très bonne introduction aux habitudes japonaises.

Le soir on n'ose pas encore trop s'aventurer dans les petits restos très fermés où on ne sait pas trop ce que l'on mangera et à quel prix. C'est aussi une particularité : il y a un nombre incalculable de restos mais la plupart sont de minuscules établissements, planqués dans les étages ou les sous-sols des immeubles, aux menus et prix pas vraiment compréhensibles pour nous.

 

On s'arrête donc dans un resto bien ouvert sur la rue avec un menu en anglais et avec des photos. Bon, on s'apercevra une fois installés que c'est un resto Thaï mais l'ambiance est sympathique !

Avant de se coucher et pas vraiment rassasiés, on s'arrête dans une des nombreuses échoppes de rue qui vend une spécialité ici : des petites boulettes fourrées à la pieuvre. Pas mal et surtout marrant de voir faire les cuistos derrière leurs moules à retourner les boulettes avec leurs petits pics.

 

On finit la journée dans les rues piétonnes de plus en plus animées et éclairées. Osaka est très festive, on trouve de nombreux bars un peu particulier invitant par exemple à passer un moment avec des hôtesses habillées en écolière. D'autres endroits semblent réservés aux femmes corpulentes à moins qu'il ne s'agisse du même principe que pour les écolières. Très particulier également : le look des gars ici, en grand nombre décolorés en blond avec des coiffures abracadabrantes. On ne trouvera ça qu'à Osaka bizarrement.

Je veux la même coupe !

 

Le lendemain, on se promène dans la ville notamment jusqu'au château d'Osaka en revenant par les grandes avenues bourgeoises qui regorgent de concessionnaires Ferrari, Lamborghini, Bentley, Mc Laren...On voit souvent ces bolides rugir aux coins des rues des métropoles japonaises. On poursuit jusqu'au marché Kuromon, un formidable coin pour déguster du poisson, ce que l'on fera le lendemain matin avant de partir. Dans les rues, on se transforme de plus en plus en japonais parfaits...

Il faut également parler de notre repas du soir. Après avoir resisté lors de notre premier voyage, on décide de faire une entorse au budget en s'offrant du bœuf de Kobe. Dans un petit resto en sous-sol, on nous sert quatre types de préparation de cette viande que l'on va faire griller nous même sur un petit barbecue de table. Franchement, c'est une révélation, une découverte qui n'a pas grand chose à voir avec le goût de bœuf que l'on connaît. Dans un autre registre, cette viande est absolument fabuleuse, elle est très grasse mais elle fond merveilleusement dans la bouche. Un délice absolu.

 

  • 13-14 août : Nagoya

Après un café accompagné d'épais toasts beurrés dans un joli et ancien café d'Osaka, on mange un peu de poisson et coquilles saint Jacques crus au marché de Kuromon. C'est on ne peut plus frais et c'est bien sûr un régal.

 

On file ensuite à Nagoya en train. À côté d'Osaka, Nagoya paraît beaucoup plus réservée et travailleuse. On débarque en longeant de vastes avenues plutôt désertes et pas vraiment animées. On se plante d'hôtel ce qui nous fait marcher un peu plus dans ce sobre décor urbain. On se pose dans la minuscule chambre d'un "Business Hotel", ces établissements très pratiques et relativement bon marché. Tout va bien, il y a des Family Mart un peu partout ici également.

Comme à notre habitude on part déambuler dans les rues vers le quartier de la gare d'où on prendra plus tard un train local pour nous rendre au dôme de Nagoya afin d'assister à un match de Base Ball, sport très populaire au Japon. Ce soir le match oppose les Dragons de Nagoya aux DeNa de Yokohama. On s'achète des bonnes places, on commande des boissons aux petits vendeurs qui sillonnent les allées avec leur attirail et on regarde l'animation. En tant qu'ancien quasi professionnel semi amateur débutant de ce sport, m'etant illustré au poste de pitcher aux balles courbes rectilignes et au poste de short stop sur les terrains cabossés de Castelnau le Lez près de Montpellier, je tente l'explication des règles relativement compliquées à Sigrid. Pas facile de faire comprendre comment on peut se passionner pour un sport où il ne se passe pas grand chose et dont les matchs peuvent durer très longtemps, près de 4 heures ce soir là. Mais les Dragons mettent une raclée aux DeNa (me demandez pas ce que ça veut dire) et on passe un bon moment avec les supporters disciplinés et respectueux des deux équipes.

 

Le lendemain est un jour particulier puisque qu'Emmanuelle, Alain, Étienne et Josselyne nous rejoignent pour un périple japonais jusqu'à la fin du mois !

On se retrouve en début d'après midi dans la gare de Nagoya après un très long voyage pour eux entre Bordeaux, Paris, Francfort, Tokyo et Nagoya ! Beaucoup d'avions et de trains pour se retrouver mais nous voilà dans le hall de la gare, pas tant surpris que ça de se retrouver si loin de la maison. En échange de la voiture Pikachu qu'on lui a trouvée juste avant leur arrivée, Étienne nous offre des bracelets fait maison qui a priori font fureur en ce moment en France.

On se pose un peut à l'hôtel avant d'arpenter les rues de la ville, direction le quartier moderne et commerçant. On mange dans un resto japonais où l'accueil chaleureux ravit déjà les nouveaux arrivants. On se balade sur les larges avenues et dans les centres commerciaux modernes avant de reprendre le chemin de nos minuscules chambres pour se reposer un peu. Sur la route, halte dans un Family Mart (variante : Seven Eleven voire Lawson, d'autres épiceries de ce genre) pour ce qui deviendra un classique tout au long du voyage : la glace du soir. On invente d'ailleurs à cette occasion l'hymne du voyage, à entonner sur un air de chant syndicaliste :

On - Veut - Un Family Mart - Pour - Han Han Han Han Han (en mimant un gonze qui mange une glace).

Note : comporte des variantes quand on cherche des plateaux de sushis ou des cafés. Pour le Titou, ce sera la plupart du temps un sorbet pastèque reproduisant fidèlement une tranche de ce fruit.

 

  • 15-17 août : Takayama

Le lendemain, alors que les talençais n'ont pas beaucoup dormi, on avale un classique combo café + épais toasts grillès et beurrés dans un "Komeda", une chaîne connue au Japon et on rejoint un "Pokemon Center" qui déborde de figurines et de peluches de Pikachu et autres créatures aux pouvoirs particuliers. Le Titou est ravi et on repart bien sur avec des nouveaux amis sous les bras.

 

On rejoint ensuite le sanctuaire taoïste de Atsuta-Jingu pour une vision plus traditionnelle du Japon. C'est le plus vénéré du pays, on se balade dans ce grand parc boisé où émergent des vastes temples aux toits immenses.

Direction ensuite la gare, on s'achète de quoi manger dans le train (ce qui deviendra un autre classique du voyage) et on embarque pour Takayama, une petite ville dans les montagnes, au pieds des Alpes japonaises. Le temps n'est pas au beau fixe mais le paysage depuis notre petit train est superbe. On est dans la nature, loin des villes dans un environnement valloné, couvert de forêts et parcouru par de multiples rivières. Les maisons et les voitures sont toujours aussi petites. On atteint Takayama après un peu plus de 2h30 et on trouve facilement notre sympathique hôtel aux airs d'auberge de jeunesse.

Après la pub qu'on a faite de la viande de bœuf locale on décide de s'offrir un petit festin à une excellente adresse sans aucune prétention. Direction le restaurant de la boucherie de Yamatake-Shoten, on y accède en passant par un garage et on choisit à l'entrée la barquette de viande qu'on va déguster sur notre petit barbeuc de table. La patronne nous la prépare ensuite et nous amène tout ça avec de grandes chopes de bière. Le cadre décontracté est parfait et tout le monde est à sa petite affaire. On se régale, le bœuf de Hida (pas de Kobe cette fois-ci mais similaire) ne déçoit pas et c'est également une révélation pour nos spécialistes de la côte de bœuf.

Le lendemain, après un petit dej pris dans la salle à manger de l'hôtel avec nos provisions et armés de nos parapluies, on part se balader dans les vielles rues de la ville aux maisons en bois dont certaines ont appartenu à de véritables samouraïs s'étant aménagés quelques passages secrets. On mange dans un vieux resto spécialisé dans les Udons et Sobas, des nouilles préparées en soupe. L'accueil est comme toujours formidable.

 

Entre les averses et les accalmies on passe la journée à déambuler, visitant des petits musées et allant jusqu'à la lisière de la ville voir quelques temples paisibles.

Le soir, c'est à nouveau une formidable expérience culinaire avec dégustation de tempuras préparés devant nous par un véritable spécialiste derrière le comptoir. On occupe toute les places de cette minuscule échoppe ! Les tempuras sont des beignets incroyablement légers de poissons, crevettes ou légumes. Le maître des lieux nous explique comment les déguster en utilisant du sel, du curry ou une sauce spéciale. Mais attention : jamais les trois à la fois !

 

Le jour suivant, il pleut vraiment des cordes, c'est assez impressionnant. On tente quand même une sortie, on se trempe pour rejoindre la gare et on prend un petit bus pour le village de Hida-No-Sato où ont été reconstruites des vieilles maisons traditionnelles. On est seuls dans ce bus sous un véritable déluge. Les rues sont inondées et certaines sont même carrément détruites, emportées par le courant des rivières qui débordent. Pas du tout un jour à faire du tourisme. D'ailleurs on ne nous laisse pas descendre du bus, le village est fermé. On se retrouve donc au milieu de très fortes intempéries qui impressionent tout le monde ici. On va se planquer à l'hôtel après avoir mangé un morceau dans un petit café comme toujours très accueillant. On passe l'après midi dans le salon à faire différents jeux, à écrire et à lire un peu en attendant un temps plus clément.

 

  • 18-20 août : Kanazawa

Le temps est bien mieux ce matin mais on doit quitter cette petite ville qui, malgré le temps, nous a beaucoup plu. On se rend à la gare et on patiente en attendant notre train. Au bout d'un moment je m'étonne qu'il n'y ait pas plus de monde que ça. En faisant un tour je m'aperçois que tous les trains ont été annulés ! Glissements de terrain à cause du déluge de la veille ! Allons bon...

Si c'est très calme à la gare ferroviaire ça doit être un peu plus animé à la gare routière...Effectivement ! Tout le monde s'est rabattu sur le bus et il y a beaucoup de monde. On trouve cependant des billets pour notre destination, Kanazawa. Et ayant un peu de temps devant nous, on retourne visiter ce village qui avait du fermer la veille. On s'y balade un moment sous un beau soleil...

 

On embarque ensuite dans notre bus jusqu'à l'agréable ville de Kanazawa, sur la côte ouest, où on loge dans un superbe hôtel moderne situé dans les beaux quartiers.

 

Le soir, on mange dans un resto animé spécialisé dans les Ramens, ces soupes japonaises aux nouilles garnies de légumes et/ou de viandes. Malgré une carte en anglais, on a pas du bien comprendre le fonctionnement car on s'appercoit à la fin du repas qu'on n'a commandé quasiment que des suppléments de Ramen : supplément de nouilles qu'on rajoute normalement dans sa soupe et divers suppléments de légumes. Pourtant les regards étonnés des serveurs lors de la commande auraient du nous alerter ! Bref, du coup on mange pour pas cher des petites assiettes de nouilles qui nous semblaient bien sèches. Normal il fallait les mettre dans une soupe qu'on a pas commandée !

Un festin de suppléments

 

Le lendemain, on sillonne la ville et ses différents quartiers, ses parcs. L'ambiance est comme toujours calme et détendue, les gardes des jardins se prêtent avec plaisir aux demandes de photos ce qui donne des scènes plutôt marrantes.

 

On mange à midi au marché d'Omicho où on picore différents produits achetés dans les étals : sushis, brochettes, croquettes frites à la crevette...

Mais il fait très très chaud et la marche nous a crevé. On rentre se poser à l'hôtel un moment d'autant qu'il est très confortable. Il fait beau, au loin des masses de nuages impressionnantes restent scotchées sur les montagnes.

 

Pour le dîner, c'est encore un bon moment dans un minuscule resto tenu par une famille qui nous prépare ses spécialités : des escalopes de porc panées cuisinées de différentes façons. On est comme souvent accoudés au comptoir à regarder la préparation. La propriétaire est raide dingue du Titou et malgré le peu de mots à échanger l'ambiance est très conviviale.

 

Pour notre dernier jour à Kanazawa, après avoir avalé un café dans une boulangerie "allemande" servis par une japonaise belge parlant un français parfait, on prend un bus pour le vieux quartier des Geishas, petites ruelles bordées de belles maisons en bois au pieds de collines paisibles où sont nichés une multitude de temples.

 

On se dirige ensuite à nouveau au marché d'Omicho pour s'engouffrer dans un bar à sushis qui défilent devant vous et, encore mieux, qu'on peut commander à partir de petits écrans individuels. Le Titou est aux anges et on se régale.

En fin d'après midi, on décide de faire une excursion jusqu'à une plage. Elles ne sont pas loin et ce serait dommage de ne pas voir la mer de près ! Direction la petite ville de Mikawa, la plus proche disposant d'une gare. Ce n'est pas vraiment une station balnéaire et le bord de mer est loin d'attirer les foules. D'ailleurs la plage n'est pas particulièrement belle. Elle n'est pas nettoyée et d'imposantes digues ont été aménagées pour calmer les ardeurs de la mer. On est seuls et le Titou s'éclate dans l'eau qui est très bonne. Avec la fin de journée et la lumière douce qui s'installe, le coin devient très agréable. D'autant qu'Alain nous a fait un beau feu et qu'on est allés à l'épicerie du coin se chercher quelques bières et des gâteaux apero ! On a la plage pour nous, la Corée est en face et on est au Japon qui ne cesse de nous ravir.

 

En retraversant la petite ville pour regagner la gare, on s'arrête un long moment dans un gymnase où c'est l'entraînement de Judo et de Kendo pour les jeunes voire très jeunes du coin.

 

  • 21-23 août : Kyoto

Départ pour Kyoto, la ville historique par excellence du Japon, qui regorge de petites merveilles, temples, jardins et petits quartiers traditionnels. Mais il faut prendre le temps de les découvrir car la ville en elle même est plutôt classique, pas impressionnante avec ses immeubles relativement bas contrairement à Tokyo qui est une ville à 3 dimensions.

On arrive dans l'immense gare moderne qui abrite, cela va sans dire, un centre commercial sur plusieurs niveaux.

 

On attrape un métro pour rejoindre le quartier où se niche la petite maison qu'on a louée pour trois nuits via le site AirB´nB. On la trouve facilement. Elle est minuscule, toute frêle, accoudée à d'autres maisons de ce style et qui sont complètement isolées au milieu d'un parking et d'immeuble plus modernes. Elle est cependant très agréable, on y rentre par un petit couloir avec du gravier. Les sols sont des tatamis, en bas on trouve salon, salle à manger, cuisine, toilettes et salle de bain et en haut il y a deux chambres. Les plafonds sont bas et on se prend régulièrement les poutres sur le crâne.

 

On s'installe tranquillement, certains vont faire un tour dans le quartier de Gion, très connu pour sa vie nocturne et ses Geishas.

Le soir je m'eclipse pour une aventure toute personnelle : je vais dormir dans un "capsule hotel". Très répandus au Japon, ces hôtels où on dort dans des petits compartiments qui ressemblent à des sarcophages, sont très utiles quand on a raté le dernier métro pour rentrer dans sa banlieue ou tout simplement quand on veut dormir pour pas trop cher. C'est marrant, bien organisé, propre mais alors une seule nuit suffit amplement. C'est pas bien insonorisé du tout (un seul petit rideau pour fermer sa capsule) et bien sûr il y a du passage toute la nuit. J'ai pas beaucoup dormi mais l'expérience vaut la peine !

Un peu d'intimité !
Allez, bonne nuit

 

Le lendemain matin, je pars pour un périple en banlieue de Kyoto puis jusqu'à Osaka pour faire traduire en japonais le permis de conduire de Sigrid afin de pouvoir louer une voiture plus tard. Car oui, je crois que j'ai paumé le mien, en Inde sûrement. Pas cool du tout.

Bref, je retrouve la petite famille en début d'après midi qui est allée se balader dans des temples et quartiers de la ville. On trouve un bar à sushis avec tapis roulant. Youpi ! Étienne est comme un poisson (enfin...un sashimi) dans l'eau et commande lui même en anglais avec remerciements en japonais les sushis qu'il ne voit pas passer devant lui : "two salmon sushis, no wasabi, arigato !"

Les diverses activités du matin ont crevé tout le monde mais Emmanuelle, Alain et Josselyne poursuivent leur séance shopping alors qu'on rentre dans notre bicoque avec le Titou. Le soir on mange dans un petit resto assis sur des tatamis en dégustant de délicieux petits plats variés.

Pour le dernier jour à Kyoto, on part d'abord visiter l'incontournable pavillon d'or. La trajet en bus est interminable avec ses 28 arrêts. Le site est bondé de touristes, on suit la foule en prenant les photos classiques de ce temple recouvert d'or qui se reflète dans un petit bassin.

 

On retourne ensuite vers le marché de Nishiki où on déjeune dans une petite gargote.

Puis nous nous rendons en métro au nord du quartier de Higashiyama au complexe de Nanzen-Ji un temple bouddhique zen dont l'entrée est dominé par une porte massive. Nous partons à la recherche du Nanzen-Ji Oku-no-in, un modeste sanctuaire niché dans un petit vallon boisé. C'est une belle balade en forêt avec un Étienne toujours au top de sa forme qui voudrait bien grimper jusqu'au sommet de la colline mais il est un peu tard...

 

On rentre à la maison à pieds en traversant des petits quartiers résidentiels très agréables. Le soir, dîner dans un grand resto bruyant avant de se faire surprendre par des fortes averses sur le chemin du retour. On arrive absolument trempés !

 

  • 24-25 août : Tokyo

Départ aujourd'hui pour Tokyo, que tout le monde attend avec impatience. Le "Grand Tokyo" est l'agglomération la plus peuplée du monde, une mégapole de plus de 37 millions d'habitants ! Elle est immense, elle vit à un rythme effrénée et ne dort jamais. Ses différents quartiers aux personnalités variées font qu'on pourrait la visiter pendant des jours et de semaines en découvrant toujours de nouvelles choses. On ne dispose malheureusement que de quelques jours, il va falloir être efficace.

Contents d'être à Tokyo ?

 

On débarque dans le quartier de Shiodome qui est relativement tranquille en ce dimanche. On ne tarde pas et on file vers Ginza, quartier commerçant réputé, un peu l'équivalent de la cinquième avenue de New York if you know what I mean. Boutiques de luxe essentiellement le long de l'avenue Chuo-dori qui est fermée à la circulation le dimanche ce qui donne une ambiance tout à fait particulière quand on s'y balade à pieds en plein milieu.

 

Étienne se trouve des Transformers qui se changent en sushis et on passe un grand moment dans un magasin de jouets délirant. On arpente les rues de ce quartier avant de manger dans les hauteurs d'un centre commercial dans un excellent resto Bio/Hipster/Bobo bien sympathique. Un vrai festin plein de saveurs différentes.

 

Le lendemain, depart assez tôt pour Tsujiki, le plus grand marché de poissons du monde qui grouille d'activité et de petits charriots à moteur qui se faufilent dans les allées étroites. On peut passer un long moment à déambuler ici, à observer ce petit monde et ces quantités incroyables de poissons frais qui seront avalés dans la journée certainement.

 

En sortant, des gars du marché nous interpellent, l'un d'eux parle quelques mots de français, on échange un peu et on immortalise la rencontre.

 

On rejoint ensuite d'autres quartiers, comme Akihabara (le Denki-Gai ou ville électrique) et Roppongi Hills. Ils offrent chacun des ambiances bien différentes et on ne se lasse pas d'observer toute cette animation malgré la fatigue des déambulations.

Plus tard on trouve quand même le courage d'aller vers la baie de Tokyo en empruntant le futuriste métro Yurikamome sans conducteur. On trouve là bas des centre commerciaux bien sûrs, une grande roue que l'on prend avec le Titou et qui trouve ça trop cool, tellement qu'il le crie à ses parents qui l'entendent de tout en bas. Ça fait plaisir de le voir aussi passionné par tout ce qu'il voit depuis le début du voyage.

 

On rentre complètement crevés après cette journée riche en découvertes. Le trajet de nuit est superbe.

 

  • 26-27 août : Kawaguchi-Ko

Tokyo se fera en deux parties, on coupe cette overdose de modernité par un petit trip jusqu'aux pieds du mont Fuji en faisant une escale dans la petite ville de Kawaguchi-Ko. Dans les montagnes, le ciel s'est à nouveau couvert et il tombe quelques gouttes. On s'installe dans notre sympathique hôtel typiquement japonais où les chambres sont en tatamis et où on fait nous même notre lit avec les futons et couettes à disposition. On a à notre disposition de charmants kimonos pour se rendre aux douches communes. L'occasion bien sûr de faire une photo !

 

Le soir on se rend dans la ville de Fuji Yoshida à deux stations de train où doit se tenir la fête du feu célébrant la fin de la saison de l'ascension du mont Fuji. L'arrivée se fait sous un déluge de pluie, on se demande bien si cette fête va pouvoir avoir lieu, elle consiste notamment à allumer des feux tout au long d'une rue de la ville qui est également bordée pour l'occasion d'une multitude de petits stands de nourriture variée. On s'abrite un moment, amusés de voir la tournée des pompiers enfondus venant vérifier que chaque stand est bien équipé d'un extincteur. Mais la pluie se calme et la fête démarre comme si de rien n'était.

Ces festivités sont également marquées par le transport de deux immenses et lourds autels, sorte de palanquins appelés Omikoshi, entre les temples sur les hauteurs de la ville et une salle du village se trouvant proche de l'animation des flambeaux et des gargotes. Des habitants du coin, habillés en différents uniformes devant certainement correspondre à des confréries, portent ces autels en criant pour se donner du courage. Leur arrivée est impressionnante et se fait sous les acclamations. Pour se récompenser on les voit ensuite tous filer vers d'immenses banquets bien arrosés. Des spectacles prennent ensuite le relais pendant que la foule sillone la rue principale, se faufilant entre les feux jusqu'au stand vendant le petit plat rêvé.

 

On déguste nous aussi nos frites, brochettes de crabe, boulettes de pieuvre et autre légèreté avant de retourner à notre pension.

Le lendemain, on part faire un tour vers le lac au nord de la ville. Il offre normalement de belles vues sur le mont Fuji mais en cette saison il est complètement planqué sous les nuages.

La théorie
La réalité

 

Mais la promenade est plaisante jusqu'à une petite avancée herbeuse sur le lac où on mange notre pique nique pendant qu'Alain et Étienne tentent de nous ramener de quoi nous faire des sushis avec une petite canne à pêche de fortune.

 

Le soir nous retournons à Fuji Yoshida car les autels remontent jusqu'aux temples d'où ils étaient partis la veille. La ville est beaucoup plus calme mais on ne tarde pas à retrouver les confréries de porteurs en haut de la grande rue. Le convoi démarre et on le suit dans les forêts qui bordent les temples, une marche rythmée par les cris d'encouragement des porteurs. Plusieurs haltes avant de rejoindre les temples. Ce sont des moments de calme où les porteurs s'assoient et où une petite musique jouée par les prêtres s'élève doucement dans la pénombre et dans la lueur des petits feux allumés ici et là. Puis le convoi repart dans les cris et les sons de tambours jusqu'à destination où dans une grande frénésie, les autels feront plusieurs fois le tour d'un immense arbre avant d'être déposés dans la cour d'un temple.

 

Les porteurs se retirent ensuite sous une allée d'honneur constituée par des porteurs de flambeaux, tous se félicitent chaleureusement jusqu'à en pleurer parfois. Un très beau moment pour nous et certainement très fort pour ceux qui y ont participé.

Le calme revient ensuite et une cérémonie démarre dans un temple voisin, toujours accompagnée de cette petite musique mystérieuse qui semble s'échapper de la forêt.

On rentre ravis d'avoir pu assister à cet événement.

 

  • 28-29 août : Tokyo

Retour à Tokyo pour une dernière dose de frénésie urbaine. En partant ce matin, le mont Fuji a bien voulu se découvrir quelques secondes pour nous prouver qu'il était bien là puis il,s'est enveloppé à nouveau dans ses nuages.

On arrive en gare de Shibuya, le quartier où se trouve ce fameux carrefour (Shibuya crossing) traversé par des centaines de milliers de personnes chaque jour. Sous une pluie fine on le traverse à notre tour avant de poser nos affaires dans un hôtel très bien placé. On passe la journée dans ce quartier à ne pas savoir où regarder tellement l'animation est présente à tous les niveaux.

 

Le lendemain on continue l'exploration de nouveaux quartiers : Shinjuku, Kabukicho, Harajuku...toujours des découvertes, des petits restos où gargotes typiques, des magasins délirants, des centres commerciaux ultra modernes...il doit être impossible de s'ennuyer dans cette ville.

 

Pour notre dernier repas, on trouve un de ces incroyables bars à sushis où l'on passe commande sur des petits écrans tactiles et où les assiettes sont ensuite livrée sur des petits tapis roulants. Un truc de dingue qui pousse à la consommation ! On se régale une dernière fois, dessert compris un peu plus loin avec des crêpes délirantes fourrées de fruits, de crème et de glaces.

 

Le voyage se termine pour nos bordelais qui ont un long trajet à faire le lendemain. On partira ensemble à la gare. Eux vers l'aéroport et nous vers le nord du Japon, sur l'île d'Hokkaido pour poursuive notre petit tour.

Ces quelques jours auront été très agréables et riches, c'était génial de voir tout le monde si content de cette expérience, en particulier Etienne qui se sera régalé chaque minute dans une forme olympique et dans une bonne humeur communicative. On espère que ce voyage le marquera, il a en tous cas appris énormément de choses.

 

2 commentaires:

  1. cooool
    je vais lire ça attentivement, en tout cas rien qu'en voyant les photos ça donne furieusement envie d'y aller !!!
    bonne suite !

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  2. On l'attendait avec impatience ce récit de voyage !!! Quel bonheur ca a du être de vous retrouver ! Contente de voir que le Titou c'est éclaté et que vous avez partagé de bons moments en famille. On a plus trop de visibilité sur la suite du voyage ... Nord du Japon et apres ? Qu'elles dont vos futures destinations ? Gros bisous

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